Qu'est-ce qu'un bleu de chine ?
C'est la veste de travail des campagnes, celle des bergers, des vignerons et des pêcheurs. Une toile épaisse, trois poches plaquées, une coupe droite qui laisse le bras libre, et sa signature : les boutons chinois, tressés à la main et passés dans une bride plutôt que dans une boutonnière. C'est de là que vient le nom, rapporté par les navigateurs, et c'est ce détail qui distingue la pièce de n'importe quelle autre veste bleue.
Elle dort dans toutes les armoires de l'île. On la trouvait empilée sur les marchés, dans une toile solide mais une coupe grossière, taillée pour aller à tout le monde et donc à personne. Nous avons redessiné cette coupe pour qu'elle mette la personne à son avantage, et choisi des matières qui tiennent des années plutôt que des saisons.
Quelle différence avec un bleu de chauffe ?
Les deux se ressemblent de loin, et presque tout le monde les confond. Le bleu de chine vient des champs et de la mer : l'agropastoral, la pêche, le travail dehors. Le bleu de chauffe vient de l'atelier, de l'usine et de la mine, et il se ferme par un boutonnage classique.
La Corse a connu les deux. Les mines du Cap, les scieries de la montagne, l'usine de Ponte-Leccia qui exportait jusqu'à Liverpool. C'est une histoire industrieuse qu'on ne raconte presque jamais, et les deux vestes en sont les deux moitiés.
Pour homme ou pour femme : quelle taille choisir ?
La veste bleu de chine se porte ajustée ou par-dessus une maille, au choix. Notre coupe est droite et taille normalement : on prend sa taille habituelle pour un port près du corps, une taille au-dessus pour la porter en surchemise l'hiver. Les tailles vont du XXS au 4XL, et le même vêtement se porte homme ou femme.
Quelle couleur choisir ?
Le bleu de chine corse existe chez nous en treize teintes, et elles ne disent pas la même chose. L'indigo et le denim sont les plus proches de la pièce d'origine, celle qu'on voyait sur les marchés. Le délavé a la patine que les autres mettront dix ans à prendre. Le kaki et le marron viennent du maquis et du travail dehors : ce sont les teintes qui pardonnent, celles qu'on ne surveille pas. Le noir et le bleu marine passent partout, du chantier à la ville. Le safran, le turquoise et le Murtoli sont les couleurs de l'île l'été. Et le velours kaki est la version d'hiver, plus chaude à la main.
Comment entretenir un bleu de chine ?
Lavage à 30 degrés, et jamais de sèche-linge. Aucune de nos pièces ne dégorge : la teinture tient, c'est ce qui sépare une toile de qualité d'une autre.
Avec quoi le porter ?
Nos bleus de chine ont une coupe hyper élégante, et c'est ce qui leur permet trois vies. La journée, avec des chaussures de montagne et un pantalon technique. En ville, avec un jean et un t-shirt. Et plus habillé, avec un col roulé, un pantalon de ville et des bottines.
Où l'essayer à Bastia et à Ajaccio ?
À Bastia, au 4 rue Miot, et à Ajaccio, au 47 rue Cardinal Fesch. Les deux boutiques sont ouvertes du mardi au samedi, de 10 h 30 à 13 h 30 et de 14 h à 18 h.
Pourquoi une veste de travail chez une marque de vêtements corse ?
Parce que la Corse a toujours été faite de travailleurs, et que ce sont eux que nous voulons mettre à l'honneur. Le sgiò, dans la langue, désigne le seigneur. Chez nous il ne désigne pas celui qui détient l'argent ou le pouvoir : il désigne ceux qui avaient de vraies qualités humaines, la bienveillance et la générosité envers qui passait la porte. La noblesse se mérite par le travail, pas par la naissance. C'est ce que cette veste raconte, et c'est pour ça qu'elle est notre première pièce.
Dessiné en Corse par SGIÒ, marque de vêtements corse fondée en 2015.
Esse corsu per sempre.